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Samedi 7 avril 2012 : Vigile pascale

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L’homélie du Père Christian Marandet.

La vigile pascale et plus largement la fête de Pâques constituent le centre de toute l’année liturgique ; Pâques est la fête et le centre de notre foi baptismale. Venus de toutes les communautés de notre secteur pastoral, nous sommes heureux d’accompagner Patrick-Arnaud, Apolline et Elisabete qui vont recevoir les trois sacrements de l’initiation chrétienne. N’oublions pas que cette grande fête et la démarche de ces trois catéchumènes nous convient à approfondir la mission qui nous a été confiée au jour de notre baptême !

Renouveler, à la suite de Patrick-Arnaud, Apolline et Elisabete, les promesses de notre baptême, n’a rien de purement conventionnel. Il s’agit pour nous, méditant ce que l’apôtre Paul écrivait aux Romains, d’accueillir ce message que nous sommes morts au péché et vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Ce qu’annonçait le jeune homme vêtu de blanc à ces femmes venues embaumer le corps de Jésus, s’adresse à nous : « Vous cherchez Jésus le crucifié ? Il est ressuscité…Il vous précède en Galilée ! » Voilà exprimée en quelques mots notre foi baptismale, centrée sur un événement dont personne ne fut le témoin direct.

Il n’est pas et n’a jamais été facile de croire en cette résurrection du Fils Unique de Dieu, événement sur lequel l’historien n’a aucune prise. Certains dits « spécialistes » du texte biblique n’ont pas hésité à affirmer, il y a bientôt un siècle, que la résurrection de Jésus était une sorte de fabrication de l’Eglise primitive, comme si les premiers témoins de la foi avaient pris leur rêve pour la réalité. La foi de l’Eglise serait-elle, depuis deux millénaires, centrée sur une illusion ? Si tel avait été le cas, aurait-on eu besoin de nombreux siècles avant de s’en apercevoir ? Il est vrai toutefois que nous serions rassurés si une preuve tangible de cette victoire du Ressuscité, nous était présentée ! N’en cherchons pas ! Pouvons-nous toutefois nous contenter de cette affirmation du « credo » que nous allons proclamer bientôt, sans nous poser la moindre question ? Certes non ! S’il n’existe aucune preuve, n’existe-t-il aucun signe de cette présence active du Ressuscité dans l’histoire des hommes ?

Nous avons entendu, il y a quelques instants, ce très beau récit de la création, rédigé tardivement dans l’histoire d’Israël et qui fait une relecture des origines dans la foi renouvelée du peuple de Dieu, après l’épreuve purificatrice de l’exil à Babylone. Nous avons entendu la sortie d’Egypte et le passage de la Mer Rouge, événement fondateur de la foi d’Israël et ce très bel extrait de la dernière partie du livre d’Isaïe exprimant la fidélité de Dieu à sa promesse ; le témoignage de l’apôtre Paul qui écrit sans détour : « Ressuscité des morts, le Christ ne meurt plus, sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir ». Cet événement du matin du premier jour de la semaine était en germe depuis toujours et Jésus ne s’est pas privé de l’annoncer de diverses manières ; rappelons-nous ces passages de l’Evangile médités durant le carême, avec ces sœurs et frère catéchumènes ! Nous allons entendre, durant tout le temps pascal, le livre des Actes des Apôtres, témoignage de ces tout-premiers chrétiens qui, par l’action de l’Esprit-saint, sont passés du doute, du scepticisme, à la foi.

N’est-ce pas par le témoignage qu’a été reçue, vécue et répandue la foi en la résurrection du Fils Unique de Dieu ? A travers le Concile Vatican II et tout ce qui l’a préparé, à travers ce qui se vit aujourd’hui, dans l’Eglise, cette volonté de dialogue et d’ouverture au monde, cet accueil de toutes celles et tous ceux qui frappent à la porte, cette nouvelle évangélisation tant souhaitée par le bienheureux Jean-Paul II et son successeur, tous ces rassemblements comme les dernières JMJ de Madrid, les rencontres d’Assise, tout cela n’est-il pas l’œuvre du Ressuscité ? Des signes de sa présence et de son amour ? Enfin, la demande de ces sœurs et frère catéchumènes d’entrer dans l’Eglise, peuple de la Nouvelle Alliance, n’est-elle pas un signe que le Ressuscité nous adresse ? La vigile pascale rappelle à chacune et chacun d’entre nous, même si nous sommes baptisés et confirmés depuis longtemps, que nous sommes restés, ne serait-ce qu’un peu, catéchumènes. Elle nous rappelle que notre foi et notre espérance ont et auront toujours besoin d’être nourries et approfondies, par une relation toujours plus étroite avec le Ressuscité. Entrons dans cette liturgie baptismale, conscients que le Ressuscité du matin de Pâques nous a donné et nous donne la mission d’être, là où nous vivons, ses témoins ! AMEN.

Petit reportage photos d’une célébration pleine d’émotion, dans une église comble...

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Début de la célébration : l’église est plongée dans la pénombre...


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David chante l’Exultet
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Proclamation de la Parole...

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Matthias proclame l’Evangile.
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... qui sera commenté par le Père Christian.
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L’eau du baptême pour Apolline, Elisabete et Patrick-Arnaud.

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Le choeur de soutien et Gaëlle, responsable du catéchuménat, donnent de la voix !
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... et Matthias encense l’assemblée.
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Thomas chante le Sanctus.
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Et Josiane, accoompagnatrice des catéchumènes, chante de tout son coeur !
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... Cela n’est pas si simple d’allumer son cierge au cierge pascal !