Secteur Pastoral Corbeil Saint Germain
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Retour sur la Vigile Pascale 2013

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Le froid n’avait pas découragé les fidèles, venus en masse célébrer la résurrection du Seigneur et entourer de leur amitié huit de leurs frères à l’occasion de leur baptême.

Le Père Christian a prononcé l’homélie.

"Nous voici arrivés au terme de ce carême 2O13, au terme de cette Semaine Sainte ; nos sœurs et frères catéchumènes, Bruno, Morgane, Yvette, Caroline, Sylvain, Johanna, Mélisande et Stéphanie, sont arrivés au terme de leur cheminement vers la célébration des sacrements de l’initiation chrétienne. Notre rassemblement ecclésial en secteur et en cette vigile pascale n’est pas que la fin d’un temps fort ; cette fête de Pâques n’est-elle pas le centre de gravité de toute vie baptismale ? Accompagnant ces sœurs et frères catéchumènes, Nous louons Dieu, nous lui rendons grâce pour son amour et sa fidélité à sa promesse de Salut, Salut qui, s’il concerne l’avenir, concerne tout autant le présent.

Avant de professer, avec nos sœurs et frères catéchumènes, notre foi pascale et baptismale, nous nous sommes mis, avec eux, à l’écoute de la Parole de Dieu, plus longue que d’ordinaire ; cinq textes très divers par leur contenu et leur histoire, et cependant tous orientés vers cette révélation du dessein de Salut de Dieu qui culmine dans la Pâque de son Fils Unique.

Les trois textes de l’Ancien testament ne font pas qu’annoncer l’événement qui s’est produit, à Jérusalem, au matin du premier jour de la semaine ; ils expriment, chacun à sa manière, combien Dieu, dès le commencement, est à l’œuvre dans l’histoire des hommes, dans l’histoire de son peuple, dans notre histoire. Le récit du passage de la Mer Rouge fonde la foi du peuple de l’Ancienne Alliance : Dieu est d’abord le libérateur de son peuple ; libérateur de l’esclavage vécu en Egypte et libérateur, nous rappelle Ezéchiel, de tout ce qui empêche l’homme de rendre gloire à Dieu dans la fidélité à sa vocation d’image et de ressemblance de Dieu : « Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau ». Un cœur et un esprit nouveaux qui nous rendent capables d’accueillir, dans la résurrection de son Fils Unique, le dernier mot de Dieu dans notre histoire : « le monde ancien s’en est allé, un nouveau monde est déjà né ».

Paul, persécuteur des tout-premiers chrétiens devenu apôtre, n’hésite pas à écrire aux chrétiens de Rome : « Ressuscité des morts, le Christ ne meurt plus ; sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir » ; toute sa vie missionnaire, toute sa prédication sera centrée sur ce passage du Christ de la mort à la vie. Il ira jusqu’à écrire : « pour moi, vivre, c’est le Christ ! » Pour lui en effet, ce que les femmes ont rapporté aux disciples à leur retour du tombeau, n’a rien de délirant, au contraire ! Au cours de ses voyages missionnaires, dans les synagogues ou devant les païens, Paul n’a jamais cherché à apporter des preuves tangibles de la résurrection de Jésus, événement qui échappe à l’historien. Bien que n’ayant jamais connu Jésus en chair et en os, il a vécu sa mission jusqu’au martyre, en témoin du Ressuscité. Notre foi baptismale n’est-elle pas fondée sur le témoignage des apôtres, relayé au cours de la longue histoire de l’Eglise, par celui des Saintes et des Saints, des Bienheureuses et Bienheureux dont nous allons, dans quelques instants, invoquer l’intercession ?

La liturgie baptismale dans laquelle nous allons entrer va nous redire l’aujourd’hui de notre Baptême. Ce « je crois » que nous allons exprimer ensemble et personnellement nous engage, avec nos sœurs et frères catéchumènes, à l’acte de foi, c’est-à-dire au discernement des signes et des appels que nous adresse Celui qui est passé de la mort à la vie, Celui qui a vaincu le péché, le mal et la mort. Parmi ces signes, l’expérience, le cheminement, le témoignage de Bruno, Morgane, Yvette, Caroline, Sylvain, Johanna, Mélisande et Stéphanie. Comme l’apôtre Paul et le prophète Ezéchiel avant lui, ils ont entendu un appel diversement manifesté. D’où venait-il cet appel, sinon du Ressuscité ? Ces signes que le Seigneur nous envoie ne peuvent que nous redire l’importance de la rencontre, personnelle et en Eglise, avec le Christ ; n’est-ce pas ce que rappelait au collège des cardinaux, le nouvel évêque de Rome, François, au lendemain de son élection ? A nous tous, ici rassemblés en cette vigile pascale et en cette année de la foi, est redite cette parole adressée à ces femmes venues au tombeau, honorer selon les coutumes juives, le Corps de Jésus : « Pourquoi chercher parmi les morts Celui qui est vivant ? Il n’est pas ici, il est ressuscité ! »

AMEN".

Cette très belle célébration fut prolongée par un joyeux temps de partage et de rencontre autour d’un chocolat chaud, de brioches et de chocolats, fort apprécié de tous !

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Moment, toujours émouvant, de la remise du cierge pascal à chacune des paroisses de notre secteur pastoral