Secteur Pastoral Corbeil Saint Germain
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Retour sur la Semaine Sainte 2012

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Nous voilà au terme du Carême, éprouvés peut-être, fatigués certainement mais heureux. Nous sommes presque étonnés par cette Bonne Nouvelle, que nous connaissons bien, mais qui doit être entendue d’une façon toujours nouvelle : « Le Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité ! ».

Oui, l’Eglise exulte de fêter Son Seigneur victorieux de la mort et vivant à jamais (Ap 1, 18). Notre chemin de Carême a été exigeant. L’Esprit Saint nous a émondés, simplifiés, illuminés. Ce temps très riche nous a permis de redevenir une argile souple, malléable, pour que Dieu nous façonne en des créatures nouvelles, recréées dans le Christ.

Portons un regard sur la dernière semaine qui vient de se terminer par la Vigile Pascale.

Le Dimanche des Rameaux et de la Passion, nous avons acclamé Jésus, Messie humble, Roi de la Paix.
Nous sommes entrés avec Lui dans Jérusalem, unis par l’Esprit à toute l’Eglise « foule immense, que nul ne peut dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue ; debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, des palmes à la main » (Ap 7, 9). Mais surtout nous avons ménagé au Christ une place dans notre cœur pour qu’Il y entre et qu’Il y règne.

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Photo Patricia Sapin-Deteix

Mardi Saint, nous étions à la cathédrale pour la Messe Chrismale. L’Evêque a béni les huiles : le saint chrême, qui sert pour le baptême, la confirmation et l’ordination ; l’huile pour les malades, qui leur redonne santé et confiance et enfin l’huile des catéchumènes, qui les soutient dans leur marche vers le baptême. Nous avons entendu les prêtres renouveler les promesses de leur ordination, et l’évêque a fait de même. Tous les baptisés renouvellent leur engagement baptismal dans la nuit de Pâques. Chacun est invité à être fidèle à son engagement et à persévérer dans la confiance, à la suite du Christ.

Enfin, à partir du Jeudi Saint, il nous a été donné de revivre les derniers jours de la mission terrestre de Jésus : la Cène, le Procès, la Crucifixion et l’Attente de Sa Résurrection.

Le Jeudi Saint, nous avons fait mémoire de la Cène du Seigneur et du geste du lavement des pieds. Nous avons appris de cet exemple qu’il y a « plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20, 35) et donc plus de joie à servir qu’à être servis.

Le Vendredi Saint, nous avons vénéré la Croix qui a sauvé le Monde, ouvert le Ciel et vaincu le Mal. Voila pourquoi nous ne craignons plus la Croix, nous la portons en confiance, sachant qu’Elle nous porte plus que nous la portons.

Le Samedi Saint est un jour particulier, unique dans l’année, sans aucune célébration durant la journée. Jour d’attente, jour de silence, jour de confiance. Jour pour entrer dans le Mystère de la mort de Jésus et de la confiance de Marie. Jour d’espérance, qui nous rappelle que Dieu est toujours à l’œuvre, même si les apparences nous disent le contraire.
Hier soir, la joie de Pâques a éclaté dans la Lumière nouvelle, que nul ne peut éteindre : « La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. » (Jn 1, 5). Nous avons célébré le Ressuscité et la promesse de notre résurrection. Nous avons accueilli avec joie de nouveaux frères et sœurs. Baptisés dans la mort et la Résurrection de Jésus, ils nous sont devenus proches. Fils et filles de Dieu, nous avons chanté l’Alléluia, – littéralement ‘louange à Dieu’ – dont nous avions jeûné pendant quarante jours.

Alors que le temps du jeûne et des sacrifices est désormais terminé, ne nous installons pas. Certes, nous aurons le bonheur de savourer la victoire du Prince de la vie durant tout le Temps Pascal. Mais n’oublions pas de repartir : s’arrêter en chemin, ce serait déjà reculer. Notre chemin n’est pas terminé, à nous donc d’aller droit de l’avant tendus de tout notre être vers Jésus. Le Ressuscité nous précédera toujours car « nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l’avenir » (He 13, 14). Notre marche ne sera terminée qu’au jour où nous verrons Jésus face à face (1 Co 13, 12). D’ici là, continuons à marcher humblement avec notre Dieu, guidé par le Bon Pasteur sur le Chemin de Vie.

A tous, je souhaite une belle fête de Pâques, remplie de Lumière et de Joie !

Matthias Amiot