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Les Saints Patrons de notre secteur

  • Saint Marcel (IVe siècle) patron de Villabé (fête le 3 novembre)


La "Vita Marcelli" est l’œuvre de Venance Fortunat un auteur du VIe siècle. Marcel serait né à Paris, non loin de Notre-Dame au début du IVe siècle. Le clergé le proclama évêque au regard de ses vertus. Il présida le concile qui se réunit à Paris en 360-361. Les évêques des Gaules y proclamèrent solennellement leur foi en la divinité du Christ telle que l’avait définie le premier concile de Nicée en 325. L’administration romaine n’existait pratiquement plus, ébranlée par les invasions barbares. Saint Marcel prit le relais des institutions défaillantes. Il s’oppose aux bandes armées, il assainit les marais des bords de la Bièvre. La légende rapporte même qu’il combattit un dragon nécrophage. Il le vainquit seul et sans armes. Le monstre captif a été emmené en procession jusqu’à Paris. Saint Marcel est mort le 1er novembre 436. Il fut enterré dans le cimetière près de l’actuel faubourg Saint Marcel. On le fête le 1er novembre (jour de la Toussaint) mais le calendrier propre aux diocèses de l’Ile-de France l’a reporté au 3 novembre. St Marcel est le protecteur des nourrissons et le saint patron des merciers.

En tant qu’évêque de Paris il est très possible que Saint Marcel soit venu visiter la partie nord de l’actuel territoire essonnien qui relevait, dès cette lointaine époque, du diocèse de Paris.

Dans l’Essonne Saint Marcel est devenu le patron de la paroisse de Villabé. L’abbaye saint Marcel possédait des terres dans les alentours dès le IXe siècle. L’église de Villabé conserve une statue ancienne du saint évêque au retable. On reconnaît le méchant dragon, devenu tout petit, en bas à sa gauche.

La récente restauration de l’église de Villabé a donné l’occasion de poser un nouveau vitrail. L’évêque Marcel y est encore représenté terrassant le gros serpent.

Selon certains chercheurs une des statues mutilées du grand portail de la basilique pourrait représenter St Marcel. On reconnaît en effet à ses pieds un monstre à forme de saurien.


Deux reliques du saint sont par ailleurs conservées à la basilique de Longpont dont une chasse complète.

Père Frederic Gatineau

L’oraison dans l’Écriture

  • "Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui est là, dans le secret, te le rendra." Mt 6,6
  • "Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange." Ps 50, 17
  • "Si quelqu’un m’aime, il observera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous établirons chez lui notre demeure." Jn 14,23

L’oraison à l’école des saints

  • "La prière c’est une douce amitié avec Dieu, une familiarité étonnante d’un enfant avec son père." (S. Jean-Marie Vianney)
  • "L’oraison est un entretien secret entre Dieu et l’âme." (Marthe Robin)
  • "C’est penser à Dieu en l’aimant." (Bx P. Charles de Foucauld)
  • "C’est la conversation avec Dieu qui se fait en secret." (S. Isaac le Syrien)
  • "Je ne Lui dis rien, je L’aime." (Ste Thérèse de l’Enfant Jésus)

Comment prier ?

"On ne peut pas toujours méditer, on peut toujours entrer en oraison, indépendamment des conditions de santé, de travail ou d’affectivité. Le coeur est le lieu de la recherche et de la rencontre, dans la pauvreté et dans la foi." (Catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2710 - extrait).

"L’entrée en oraison est analogue à celle de la Liturgie eucharistique : "rassembler" le coeur, recueillir tout notre être sous la mouvance de l’Esprit Saint, habiter la demeure du Seigneur que nous sommes, éveiller la foi pour entrer en la Présence de celui qui nous attend, faire tomber nos masques et retourner notre coeur vers le Seigneur qui nous aime afin de nous remettre à Lui comme une offrande à purifier et à transformer." (catéchisme de l’Eglise Catholique n° 2711)

Toi qui es tendresse et miséricorde


Ô Seigneur, tu es tendresse et miséricorde,
tu ne brises pas le roseau ployé,
tu n’éteins pas la mèche qui faiblit.
Utilise-moi, Seigneur, comme je suis, avec mes pauvretés,
mes manques, mes replis sur moi-même, mes faiblesses.
Que par la prière, ton Esprit Saint inspire en mon coeur des sentiments d’amour.
Aide-moi chaque jour un peu plus à réaliser en ton nom,
et avec l’aide de Marie, ta Mère et notre Mère,
des actions de justice, de paix et de joie
pour que ta volonté soit faite en moi et en mes frères
et que tu demeures parmi nous
jusqu’au jour où tu nous rappelleras à toi.
Amen.
Jean-Paul Dufour