Secteur Pastoral Corbeil Saint Germain
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Edito

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Le Corps du Christ prie LE NOTRE PÈRE
d’une seule voix, d’un même cœur.

Dans les évangiles, Jésus se retire régulièrement pour prier (voir par exemple dans l’évangile selon Saint Luc ; Lc5, 16 ; 6,12 ; 9,18.28-29 ; 10,21 ; 11,1ss ; 22,32. 40-46 ; 23,34.46). La prière est le moment de la rencontre avec le Père, le dialogue avec le Père. Pour les disciples de Jésus et par voie de conséquence pour tout baptisé, cette manière de prier est une école, une pédagogie. Le sommet de cette pédagogie s’exprime dans la prière du Notre Père. Un disciple lui demande en Lc11,1 , « Seigneur, apprends-nous à prier ! » Oui, il est important d’apprendre à prier. Le Notre Père est le sommet de l’enseignement de Jésus sur la prière. Est-ce que nous prenons le temps d’apprendre à prier tel que Jésus l’a enseigné à ses disciples ? Il s’agit de prier et pas uniquement de réciter. Ne sautons-nous pas souvent des étapes dans ce dialogue avec Dieu ? Ces questions méritent des réponses pour que notre prière soit enrichie des dispositions qui plaisent à Dieu.

Le Corps du Christ entendu ici l’Église, manifeste son unité voulue par le Christ, lorsqu’il prie d’une seule voix, d’un même cœur dans les différentes langues qui font sa richesse, signe de la Pentecôte en œuvre au cours des temps. Le Notre Père écrit en grec (Mt6,8b-13 et Lc11,2b-4) a été traduit dans plusieurs langues dont en français. Depuis 1966, l’Église prie en français avec la formule du Notre Père que nous connaissons et dont la sixième demande va être modifiée pour tous les pays francophones dès le premier dimanche de l’Avent, début de l’année liturgique ; au lieu de « … et ne nous soumets pas à la tentation … », nous dirons : ... et ne nous laisse pas entrer en tentation .... Ce sera donc désormais le Notre Père que le Corps du Christ à l’unissons dira pour s’adresser à Dieu le Père.

Les mots de la prière de Jésus expriment souvent les mots du Notre Père. Au mont des Oliviers, Jésus invitent ses disciples à prier « afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation » (Lc22,46) (Bible de Jérusalem). Il ne s’agit pas de restreindre notre méditation à la seule sixième demande du Notre Père. Mais voir en cette prière la boussole et la mère de la prière chrétienne renfermant une fécondité qui ne demande qu’à éclore au cœur de nos vies parfois cabossées, mais aussi magnifiques, avec pour seule certitude que nous sommes aimés de Dieu. Le samedi 9 décembre prochain, nous chercherons à nous mettre à l’école de Jésus, avec cette demande : Seigneur Jésus, apprends-nous à passer de la récitation à la méditation du Notre Père quand nous prions. Apprends-nous à le rencontrer en vérité. Amen.

Père Emmanuel Bidzogo