Secteur Pastoral Corbeil Saint Germain
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Découvir l’église de la Nativité de la Très Sainte Vierge

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La consécration de l’église de la Nativité de la Très Sainte Vierge a été réalisée le 12 septembre 1780 :

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[**Présentation de l’église*]

Les tableaux

- 1. L’Assomption de la Vierge Marie - Oeuvre de Johan Michaël Baader (1782)
- 2. Vierge à l’Enfant
- 3. Vierge (l’Annonciation)
- 4. Présentation de Marie au temple
- 5. Nativité (adoration des bergers)
- 6. Statue de la Vierge à l’Enfant
- 7. Vierge de Lourdes

Aménagement du Choeur :
- 8. Autel en granit
- 9. Ambon en granit
- 10. Tabernacle

A voir également, le Chemin de Croix.

L’église :

Elle a été construite sur l’emplacement de la Chapelle du Château de Champlâtreux, à l’époque où Monsieur de Clermont-Tonnerre a fait raser le château en très mauvais état, en 1780.

Avec son clocher trapu, orné d’un petit fronton triangulaire et son architecture d’une extrême sobriété, elle est bien typique de son époque, la fin du XVIIIème siècle.

A l’intérieur, l’impression première est la sobriété et ce n’est qu’en avançant dans la nef que l’on est frappé par le nombre de tableaux délicats se rapportant à la Vierge. Ces oeuvres sont autant de traces de rencontres d’un artiste, pour transmettre et partager l’émotion par la représentation.

En cinq tableaux nous abordons le mystère de Marie, mystère à travers sa vie.
Nativité de la très Sainte Vierge sous ce vocable, c’est la préfiguration de l’incarnation avant Noël. Par excellence, un représentation du mystère.

Grâce à ces peintres intimistes qui nous donnent la vie de Marie en images, les phases "humaines" d’une âme sainte sont retracées.

Dans le choeur, une Vierge d’une attitude très intériorisée, Vierge de douceur à la manière des madones italiennes, peut-être une Vierge de l’Annonciation (3). Quelle lumière diffuse-t’elle ! C’est déjà ce "OUI" de Marie, à la fois grave et joyeux !

Mère de la Nativité à la crèche (5). Comme les personnages disent bien leurs sentiments ! A l’élan, à la spontanéité des bergers répond une crainte à peine voilée de la mère pour l’enfant dont on dirait qu’elle prévoit le destin.

En continuant la visite par la chapelle seigneuriale, à droite du choeur, on admire une toile remarquable, récemment restaurée : Marie, jeune fille juive, présentée au temple (4). Elle est accueillie, recueillie, baignée de grâce et piété.

Dans la chapelle de la Vierge, à gauche du choeur, ce sont deux tableaux qui attirent l’attention. Reine de tendresse dans les cieux avec l’Enfant dans les nuages, entourée de séraphins (2). Comme il faut aimer pour se fondre dans un abandon total de l’un vers l’autre, dans un fusion où on ne sait qui protège l’autre...

Grand tableau de l'AssomptionMystère de foi encore plus grand dans ce magnifique tableau de l’Assomption (1) oeuvre signée de Johan Michael Baader et datée de 1782, classée aux monuments historiques en 2002, restaurée par M. Quentin Arguillère.
On y voit quelques personnages historiques représentés en bas du tableau dons les apôtres. On distingue Pierre, Paul, Jean sans doute et puis les autres plus difficilement identifiables.
Des recherches historiques ont été faites sur les personnages situés en bas, à droite. Il s’agirait des donateurs : le maréchal de Clermont-Tonnerre, un abbé de la famille et le curé de Saintry. L’artiste J. Baader (peintre de trois tableaux qui se trouvent dans l’église Saint Médard de Brunoy) était un ami de la famille de Clermont-Tonnerre. L’oeuvre s’inscrit dans la grande tradition des portraitistes royaux : grande composition, belle facture, visages expressifs, mouvements drapés, symbolisme des couleurs.

La Vierge est au delà. Apothéose d’une vie de simplicité.
Commenté par notre évêque, Mgr Dubost, "ce tableau est à rapprocher de celui peint par Philippe de Champaigne 150 ans plus tôt et exposé au Louvre". Si l’élan spirituel est semblable, l’environnement n’est pas le même. Dans l’oeuvre de Saintry, peinte en 1782, on sent la préfiguration d’événements troubles par la présence de noirceurs dans les parties hautes et basses du tableau : on est à l’aube de la révolution. L’artiste a voulu centrer sur la place de l’homme : grande humanité dans cette évocation spirituelle, avec l’espérance du renouveau...