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22 septembre 2013 : Messe de Rentrée du secteur

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Après l’été, l’heure était donc aux retrouvailles de toute la communauté de notre secteur pastoral et, au vu de la foule des fidèles qui avait envahi la cathédrale, chacun était heureux de participer à ce premier temps fort de l’année !

Comme l’an passé, le Père Christian Marandet, responsable de notre secteur pastoral, nous a accueillis en début de cette célébration, par ces mots :

Frères et sœurs,

Cette célébration de rentrée n’est pas une sorte de tradition que nous aurions à respecter. Il est bon que, trois dans l’année, chrétiennes et chrétiens de notre secteur pastoral se rassemblent dans la convivialité, pour prier, écouter la Parole de Dieu et participer à l’Eucharistie.

Cette célébration invite chacune et chacun à un approfondissement de la mission du secteur pastoral, qui n’est pas d’abord une entité géographique. Dans notre diocèse, depuis trente ans, le secteur pastoral est un lieu et un moyen de communion des diverses communautés locales et des mouvements et services d’Eglise. Le Concile Vatican II n’a-t-il pas exprimé le mystère de l’Eglise en disant qu’elle est communion de tous ses membres ?

C’est donc dans la joie et l’action de grâce que nous sommes rassemblés, ce matin. Joie d’être ensemble et joie d’accueillir les Pères Bernard et Jean-Samuel que notre évêque nous a envoyés. Votre présence, Bernard et Jean-Samuel, celle de nos confrères Alphonse, Evariste et Philémon et Eugène, ainsi que celle de quelques-uns de vos compatriotes résidant dans notre secteur, nous rappelle que l’Eglise ne connaît pas de frontières géographiques, linguistiques et culturelles. Cette diversité des origines n’est pas un handicap ; au contraire, elle est une richesse.

Voici l’homélie que le Père Christian a prononcée :

Depuis quelques semaines, nous méditons quelques passages de l’Evangile selon Saint-Luc qui font partie de la seconde partie du récit évangélique, consacrée à la marche, à la montée de Jésus vers Jérusalem. S’adressant, tantôt directement tantôt à travers une série de paraboles, à ses disciples et à la foule qui l’accompagne, Jésus parle un langage souvent déconcertant, voire décourageant pour ceux qui l’écoutent ; nous venons de l’entendre dans ce passage bien connu : « vous ne pouvez servir à la fois Dieu et l’argent ». Pour vivre à sa suite, Jésus pose t’il des exigences quasi inhumaines ? Exige t’il de notre part héroïsme et ascèse la plus totale ? Non bien sûr ! Durant de nombreux siècles, dans l’histoire de l’Eglise, on a pensé que ces exigences ne concernaient que les personnes dites « consacrées », sensées donner leur vie pour calmer la colère de Dieu face aux péchés des hommes.

Ce passage de l’Evangile, comme les précédents et celui de la première lettre de Paul à Timothée, nous pose une question : dans notre vie, dans tout ce qui fait notre vie aujourd’hui, quelle place faisons-nous, si petite soit-elle, à « Celui qui s’est donné lui-même en rançon pour tous les hommes » ? Quelle relation, personnelle et en Eglise, entretenons-nous avec Celui qui est venu donner au monde la paix par le sang de sa Croix ? L’année de la foi, proposée par le pape Benoît XVI, va bientôt s’achever ; a-t-elle été l’occasion d’un renouvellement, d’un approfondissement de notre relation au Christ ? De la mission qu’il nous a confiée dans le baptême et les sacrements de l’initiation chrétienne ? En 2O12, l’Eglise a célébré, dans l’action de grâce, le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II. Celui-ci a opéré une sorte de retour aux sources de la foi, rappelant, entre autres, la vocation de tout baptisé à la sainteté, comme le Christ l’a exprimé sur la route de Jérusalem, comme l’apôtre Paul y invitait tous les premiers chrétiens, depuis sa prison, dans sa première lettre à son disciple Timothée.

Qu’est-ce donc que la sainteté sinon le témoignage de la foi ! L’Eglise, dit un théologien qui a aidé notre réflexion au cours de la session de rentrée de l’équipe pastorale de secteur, « ne peut plus fonctionner dans la société comme la figure de l’institution tutélaire qui l’encadre et la régit, dit avec autorité le vrai et faux, le bien et le mal ». Dans ce monde, dans cette société mondialisée et inquiète de son avenir, l’Eglise, poursuit ce théologien de grand renom, demeure le témoin de la mémoire, de la mémoire de la bonne nouvelle de Jésus-Christ qui retentit depuis deux mille ans ». Il y a quarante ans, le pape Paul VI disait, dans un document qui reste, o combien, d’actualité : « L’Eglise doit entrer en dialogue avec le monde, l’Eglise se fait parole, l’Eglise se fait message, l’Eglise se fait conversation ». A l’image et à l’exemple de Jésus, l’Eglise est au service du monde et non l’inverse. Le grand rassemblement « Diaconia » de Lourdes en mai dernier nous l’a rappelé et notre évêque nous convie tous à nous rassembler, le dimanche 6 octobre, à Longpont, pour discerner comment aller de l’avant dans la solidarité avec nos frères les plus démunis, solidarité qui fait partie intégrante de notre « être chrétien ».

Voilà brièvement décrite et rappelée notre mission de disciples de Jésus ; cette mission concerne notre vie en secteur pastoral, dans nos diverses communautés locales, nos divers mouvements et lieux d’Eglise sans oublier bien sur, nos engagements dans la société. Au début de cette nouvelle année, demandons l’aide du Seigneur pour discerner ses appels et y répondre, conscients qu’il nous convie à bâtir avec lui la « civilisation de l’amour ». AMEN.

... et quelques clichés pris sur le vif, des fidèles prolongeant de moment de partage... autour d’un apéritif, tout joyeux de se retrouver. Vive la Rentrée !